Car Peterson est sans doute l’un des derniers jazzmen à Nike Enfant l’ancienne, l’un des derniers à réunir sous ses doigts la trinité classique du pianiste de jazz : l’art du trio, du solo et de l’accompagnement. Comme accompagnateur, Peterson a mis en valeur les plus grandes voix : Billie Holiday, Ella Fitzgerald, mais aussi Fred Astaire. Le colosse aux doigts de velours a aussi tenu compagnie à Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Stan Getz, Louis Armstrong ou Lionel Hampton, rien de moins que la crème fêtée des plus prestigieux et importants Nike Shox Enfant solistes de l’histoire du jazz.
Oscar a également porté au sommet l’art du trio en compagnie du contrebassiste Ray Brown et du guitariste Herb Ellis, remplacé ensuite Nike TN requin enfant par le batteur Ed Thigpen. Ensemble, ils enregistrent pas moins d’une centaine d’albums avec une nette préférence pour les standards. Juste pour l’année 1959, le trio revisite (sous la forme de fameux "songbooks") Sinatra, Gershwin, Irving Berlin, Cole Porter ou Duke Ellington. Après les divers changements de formation des années 1960, Peterson s’aventure de temps à autre, et avec succès, dans l’exercice solitaire autour des seventies. En solo, porté par le retentissement de sa prestation au Newport Jazz Festival de 1972, le grand Oscar donne ses touches zébrées de noblesse à un genre (à l’époque) peu prisé chez les pianistes.
Pourtant derrière la bête, à la scène comme à la ville se cache un être à la santé fragile. Et ce physique récalcitrant a joué un rôle non seulement dans sa légende, mais aussi dans sa carrière. Car au début rien ne prédestine le jeune garçon de Montréal au piano. Certes son père taquine du clavier à ses heures, mais le fiston qui commence des études de musique classique à l’âge de 5 ans, préfère aux touches du piano les pistons de la trompette. Un an plus tard, l’enfant passe près de 13 mois au Children’s Memorial Hospital de Montréal, atteint d’une tuberculose qui emporte Fred, son frère, à l’âge de 15 ans. Heureusement pour lui, Oscar s’en tire seulement avec des poumons trop endommagés pour s’adonner à son premier amour, la trompette.
A partir de l’adolescence, Peterson souffre d’arthrite, ce qui l’obligera plus tard à annuler certains concerts, même si le pianiste masquera généralement la douleur pour offrir au public les concerts de belle humeur dont il avait le secret. Les pépins physiques le suivent toute sa carrière puisqu’en 1993, il est victime d’un accident vasculaire cérébral lors d’un concert à New York en compagnie de son mythique trio des années 1950. Fidèle à son habitude, le pianiste termine le concert. Sa main gauche paralysée, le Canadien entreprend alors un programme de rééducation et, contre toute attente, reprend la route : moins d’un an plus tard, il se remet à donner des concerts. Rien décidément ne peut empêcher Oscar Peterson de jouer du piano.
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