Ce point de vue avancé, le choix spécifique de 'Fin de partie' fait sens : truffé de jeux de mots, de blagues, de paroles contradictoires et de gestes curieux, le texte recèle un potentiel comique immense. Dans cette pièce, l'humour porte le tragique, et le tragique nourrit l'humour ; comme le dit le personnage de Nell, au détour d'une réplique, "rien n'est plus drôle que le malheur". Exalté, porté par sa vision positive, Charles Berling rend grâce à la duplicité du texte : "C'est le contraire d'un intellectualisme froid. Cette oeuvre transforme la souffrance, le malheur, l'absurdité du destin humain, en quelque chose de rayonnant. C'est comme une immense consolation."
Beckett regarde les choses en face. Le corps, les mots, la nourriture, le temps qui passe : voilà la matière, banale et crue, de 'Fin de partie'. L'univers esquissé par la pièce, nike enfant grossiste pourtant, entre ciel gris et flots de plomb, semble irréel, aux antipodes du quotidien. Ce paradoxe de fond est essentiel pour Charles Berling et occupe une place centrale dans sa conception de l'espace scénique : "L'avancée de mon travail m'amène à penser deux choses contradictoires mais qui, à mon sens, fabriquent l'intérêt du texte de Beckett : on doit être en plein dans la réalité, mais on ne doit jamais être dans du réalisme ou du naturalisme.
Pour ne pas simplement suggérer la chose, mais bien l'inscrire dans les aspects les plus concrets du spectacle, Charles Berling et Christian Fenouillat ont choisi un décor explicite, porteur à la fois d'imaginaire et de trivialité : ''On nike air max grossiste devait recourir à des éléments concrets, palpables : du fer, du bois, du sable, des choses que le public va reconnaître comme des réalités, et cependant cette maison qu'on a construite semble sortie d'un conte''. De ce travail scénographique subtil, parfaitement fidèle aux indications scéniques de l'auteur, surgit une expérience visuelle forte, à l'identité accusée, immédiate. Le ''sentiment d'inquiétante étrangeté'' cher à Freud saisit, dès le lever de rideau.
Avant sa mort, Samuel Beckett confiait à Jérôme Lindon, directeur des éditions de Minuit, le soin de contrôler les mises en scène. C'est aujourd'hui la fille de celui-ci, Irène Lindon, qui perpétue cette volonté. Dans le cas de 'Fin de partie', il y a fort à faire : les indications scéniques occupent plus d'un tiers du texte. Aussi importantes que les dialogues, elles composent une partition rythmique qui doit absolument être respectée. Contrainte à l'élan artistique ? Charles Berling parle au contraire de ''facteur de liberté''. Selon lui, le grossiste nike tn metteur en scène est un interprète qui doit toujours chercher, dans la lecture attentive, à comprendre l'auteur et à suivre au mieux.
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